Des plantes sauvages préférables aux plantes cultivées

on septembre 2, 2020 No comments

L’utilité des principes actifs

Les plantes ne produisent pas des principes actifs pour notre confort mais parce qu’elles en ont besoin. Ces molécules sont complexes et on ne sait pas encore parfaitement les reproduire (notamment les essences). Elles répondent à différentes fonctions pour le végétal.
Il s’agit en premier lieu de stocker de l’énergie car ces molécules sont fabriquées lors des dernières étapes de la photosynthèse. Certaines de ces molécules ont un rôle de défense : repousser les prédateurs ou limiter l’implantation d’autres végétaux. On sait également que ces molécules ont un rôle d’interactions voir de communication avec leur milieu. En effet, les plantes augmentent ou diminuent la synthèse de ces composés en fonction des signaux qu’elles reçoivent de l’extérieur. Par ailleurs, la nature terpénique notamment des huiles essentiels amènent souvent à les comparer aux phéromones animaux. Et enfin, leur rôle est prépondérant dans la reproduction par leur attraction et leur capacité à guider les pollinisateurs vers les organes sexués.

Une meilleure qualité et une richesse plus importante chez les plantes sauvages

Les plantes devant se défendre couramment ou subissant le stress des variations de climat auront tendance à produire plus de principes actifs pour se défendre ou pour maximiser leur chance de reproduction. Au contraire, une plante de culture souvent choyée, souffre rarement de stress hydrique, de déficit de minéraux dans le sol ou d’attaque d’herbivores. On constate ainsi que certains de leur composés sont produits en moins grandes quantités. Les essences ou les tanins en sont par exemple un très bon exemple.

Les cas où il faut préférer les plantes cultivées

Plantes non présentes à l’état sauvage 

Si vous n’avez pas accès à une plante sauvage car elle ne pousse pas dans un biotope proche de vous, il est évident que la culture reste le meilleur moyen de s’en procurer. On citera par exemple l’arnica lorsque l’on habite dans le nord de la France ou encore la reine des prés qui apprécie les zones humides et qui, de fait, se raréfie en région PACA.

En cas de zone poluée

Il n’est pas toujours évident d’estimer les sources de pollution hors de chez soi. Si certaines sont facilement repérables comme un bord de route ou de champs cultivés de façon conventionnelle, certaines sont plus discrètes et donc difficiles à repérer. Les ruisseaux sont malheureusement aujourd’hui souvent pollués et cela n’est pas toujours visible. De même, les fôrets trés fréquentées subissent souvent les assauts inciviles des dechêts laissés par les promeneurs. En cas de doute, il est toujours préférables de s’abstenir :  » Primer non nocir »

Les plantes protégées ou trop peu nombreuses

Des statuts de protection qui empêchent la cueillette sauvage afin de préserver l’existence de la plante sont relativement courants. Vous pouvez retrouver plus d’informations sur la protection des espèces végétales dans cet article.
Il y a également parfois la problématique de la quantité. La plante est présente, non protégée mais son implantation ou l’abus de cueillette l’a fragilisé ce qui ne permet d’obtenir suffisamment de plantes. Par exemple, si vous trouvez du bouillon blanc, mais qu’il n’y a qu’un ou deux pieds mais que vous souhaitez en cueillir les fleurs, vous n’aurez pas suffisamment de fleurs pour un usage familial. Il n’est alors ni utile, ni pérenne pour le végétal de le prélever. La facilité d’avoir à porter de main le végétal dans son jardin reste alors un avantage certain de la culture par rapport à la cueillette sauvage

Peut-on « améliorer » la qualité des plantes cultivée en vu d’un usage médicinal ?

On l’a vu les principes actifs sont la plupart du temps un moyen de défense ou la conséquence d’un stress chez le végétal qui ne produit pas ses molécules pour nous mais pour ses propres besoins. Les tanins servent pas exemple à repousser les herbivores qui n’en apprécient pas le gout. De même, les concentrations en huile essentielle sont souvent plus élevées chez une plante qui subit un stress hydride comme chez le thym sauvage dans le sud.
Ainsi en aidant les plantes à grandir en amondant ou en arrosant généreusement, nous leur retirons le besoin de se défendre ou le stress auquel elles doivent naturellement réagir. Cela réduit donc généralement leur qualité médicinale par rapport à une plante sauvage. Dès lors, lorsque vous cultivez des plantes médicinales chez vous, il peut être intéressant d’en faire le moins possible ! Vous pouvez par exemple limiter l’arrosage et l’apport de matière organique complémentaire. Si la floraison peut s’en trouver un peu plus limitée, elle sera cependant plus intéressante. Il va de soi bien sur que ce stress induit doit être adapté en fonction à la fois des plantes et de votre implantation. Cultiver une plante à fort besoin en eau sans arrosage ne fera pas que la stresser mais la tuera. A l’inverse, une plante de milieu sec ne supportera pas des arrosages permanent. On notera toutefois la grande capacité d’adaptation de la majorité des plantes utilisées couramment en herboristerie. La connaissance des biotopes naturels de chaque variété cultivée est alors important. De même une observation des plantes afin d’identifier les besoins ponctuels réels, permettra de déceler un besoin en eau. Par exemple, si les feuilles molissent, s’affèssent, il est temps d’arroser ! Un jaunissement pale uniforme sur le feuillage exposés au soleil indique généralement une trop forte chaleur : c’est le « coup de soleil végétal » et il conviendra alors d’ombrager la plante.

 

 

MarieNepoteDes plantes sauvages préférables aux plantes cultivées

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